Partie comme je suis arrivée, à la dernière minute (pour ne pas dire en retard... du moins, c'était le cas à l'arrivée : 5 jours, faut le faire!) et loadée de bagages en trop sur le dos encore une fois... (mes petites épaules me font souffrir! Quel supplice je m'inflige constamment, à croire que je me prends pour Sisyphe... quelle prétention) ...ben oui, toutes mes séances à la poste n'auront pas été suffisantes pour m'enlever le surpoids que je m'impose sur le dos, à croire que je me prends pour Sisyphe, quelle prétention... c'est qu'ils me connaissent personnellement maintenant à celle de Cau Giay, quartier d'Hanoi où on habitait... j'en ai fait baver le gars qui fait les boîtes pour emballer les colis à l'avant, il m'a même chargé un surplus la dernière fois, ô joie... et l'attente y est interminable - sans file bien sûr, ils ne savent pas ce que c'est... j'appelle ça : le "Rythme aléatoire du service clientèle", la "Bataille au comptoir : à qui la chance?" ou encore, version plus personnalisée, le "Est-ce que je t'ai vu ou que ça me tente de te servir? D'accord, c'est ton tour...". Bonne pratique pour la patience, ou le "J'oublie que le temps existe jusqu'à temps de sortir".
Après la poste, rentrée triomphale à l'heure du souper : "Mais t'étais passée où?!" Escalade et dévale a la hâte les marches des quatre étages qui séparent ma chambre commune temporaire du moment et le rez-de-chaussée, mes sacs en plus sur le dos (et ceux de mes pots qui sont gentiment montés avec moi pour m'aider). Des cartes et cadeaux de départ remis à la hâte (littéralement, tendant le sac : "Voilà, c'est pour vous... les noms de chacun sont écrits...!) à des gens que je connais trop et trop peu à la fois, mais que je n'oublierai pas de sitôt. Vite, vite, un taxi! Des adieux balancés par-dessus l'épaule: "...en passant... bye là!". Sortie à la course, yeux écarquillés, l'air d'une vraie folle en furie! Quand on dit que la première impression à laisser de soi-même est la plus importante, pour ma part, la dernière... mouais, bof... mémorable je dirais... ;)
Ma tête tourne et les pensées fusent dans le taxi qui déambule tranquillement dans les rues d'Hanoi à petits coups de pédales. J'observe sans les voir les autos et motos qui s'embouteillent à nos côtés par vagues de milles. Évidemment, il fallait que ce soit l'heure de pointe... c'est que j'avais tout prévu faut croire, à l'heure et bien calculé comme mon habitude le laisse si bien transparaître. Mon stress se détend peu à peu sur la banquette arrière : rien ne sert de courir (ou de stresser inutiement...), il faut partir à point (c'est ce qu'affirme Lafontaine en tout cas (ah ces auteurs!) ...personnellement, toujours à la dernière minute et à la course (moi qui me croyais plutôt comparable à la tortue avant, je suis peut-être plus près du lapin finalement...), trop inquiète de perdre une seule seconde d'attente à l'arrivée au contraire : mes pas qui s'accélèrent et finissent en course pour attraper le prochain wagon qui s'arrête, le temps qui file trop vite sous mes yeux au passage, la culpabilité qui me sert les tripes, mes poings qui se crispent un peu sur le poteau de bus ou de metro, le soulagement et l'empressement a l'exterieur quand les portes s'ouvrent a nouveau, enfin... mais j'arrive quand meme a destination, a chaque fois, un peu juste ou meme assez tard parfois je l'avoue!, mais toujours la ou je dois me trouver. Voilà mon quotidien!
Arrivee a l'aeroport, juste a temps... Paye le chauffeur (beaucoup trop cher bien sur, moi qui voulais economiser et prendre le bus...). Sors. Entre. Petit detail : je me rends compte... je n'ai pas imprime mon billet. Parcours le premier etage avec mes tonnes de bagages foutues dans un gros carosse ala recherche d'un cafe Internet pour au moins retrouver le pdf de mon billet sur mon portable, sans succes, descends au sous-sol a la recherche du cafe des illumines : le premier commis de cafe a qui je demande me dis, avec le sourire : ah non, pas ici! Vous devez vous rendre au 3e etage! :)" "Merci beaucoup!" Je me retourne... "Es-tu malade?! Pas tant de temps a perdre avec ca." "Demande a la serveuse d'un autre cafe un peu plus loin en face, elle me repond avec la grimace : "Oui, asseyez-vous". Je me commande un jus vite fais, pour dire... "Wifi? Mot de passe? Merci! ... Voila le total, au revoir." Remonte, l'air satisfaite : et voila le travail! Fais la file pour le 'check-in', les quelques minutes d'attente s'ecoulent telles des heures sous la pluie battante, interminables ; une fille en arriere de moi, l'ir sympatique, me demande de surveiller son sac pendant qu'elle va aux toilettes. Arrive mon tour au comptoir : c'est moins une! Eh ben non, comble de pepins sur la route du jour, on m'annonce... que j'ai trop de bagages, quelle surprise! Il me faut payer un surplus... comptant, au gars de Air Asia ui se trouve dans les bureaux au 4e etage de l'aeroport, tourne a droite, puis a gauche et encore a gauche, on ferme le comptoir, mais on te laisse 5 minutes : depeche-toi. Cours en haut, droite, merde c'est ou... couloir : ok, gauche, gauche. Et... le bureau est ferme a cle... personne dans les parages. ...!!! Redescends en bas, l'air de rien... regard dans le vide, un peu perdue... arrive au comptoir : ah ben au moins, la fille m'annonce, oui, le monsieur est descendu (ben tiens!), mais ne prend que comptant, il me faut aller au sous-sol retirer l'argent requis au guichet.... "Oui oui, attendez-moi, je reviens tout de suite avec les billets tant desires, ne bougez surtout pas!!" Accours en bas, fais des stepettes de courtoisie au monsieur de Air Asia au passage, guichet, reviens... crash le cash. "C'est bon, tout y est, vous pouvez passez maintenant." "J'ai le temps d'aller au toilettes vous croyez?" "Oui, 5 minutes, vous avez de la chance : l'avion a du retard." arrivee a bon port, paree pour le decollage tant attendu : "ding dang dong dung... attention, passagers du vol XYZ321 en direction de Kuala Lumpur, on vous annonce que l'embarquement sera retarde d'une demie-heure. Merci de votre comprehension." Mouaip... Ben ca tombe bien, je n'ai rien mange depuis midi, il est pres de 22h : soupe une soupe tonkinoise en vitesse au resto du coin de l'aeroport. C'est l'heure. Entree dans l'avion. La fille de la file de tout a l'heure est ma voisine de siege. Drole la vie... Elle est de New York, se nomme... je ne me souviens plus, dommage : joli, je n'avais jamais entendu ce nom avant. Elle ne s'arretera a KL que pour la nuit, en cours de route direction Myanmar de son cote, ou elle compte rester pour un trois semaine de bon temps et de decouvertes on l'espere, ensuite retour au pays... apres deux ans de voyage, ah ben quand meme. Elle a etudie dans le domaine international, pas etonnant, travaille un peu a l'etranger aussi. Le temps file et apres quatre heures d'envolee nocturne, atterrissage a KL, en Malaisie. Apres une longue marche nocturne dans l'aeroport (suivez les fleches et les gens devant vous...) je quitte ma compagne de vol et la laisse avec ses frustrations du moment : "Elle vient de s'apercevoir qu'elle n'a pas change sa monnaie vietnamienne (un bon montant!) et a entendu dire qu'il n'y aurait possiblement ni guichet ni bureau de change au Myanmar : je cherche un peu avec elle, en vain, c'est la nuit, les bureaux de change sont fermes dans l'aeroport de Malaisie... Rien a faire, elle attendra de voir et s'informer au petit matin et au pire, attendra le second vol. Je lui souhaite bonne chance et bon voyage, lui laisse un sac de noix et mes coordonnees en cas de besoin. Me dirige vers un guichet : il y en a cinq en ligne, de banques diverses : aucun ne fonctionne avec ma carte. Un chauffeur de taxi me voit et m'interpelle, bien sur : "Oui, mais je n'ai pas de comptant, je dois retirer...", "Je peux vous amener a une autre banque en ville, plus fiable" " Oui, mais et si, ca ne marchait pas?!" Pars a la recherche d'u autre guichet... sais-t-on jamais... je dois absolument retirer. En essaie deux ou trois autre : toujours rien. Eh merde, pars a la recherche d'un nouveau cafe Internet. Evidemment, le premier ne marche pas, le second non plus. Finis par en trouver un plus loin : ah! Communique avec ma banque : il est rendu plus de 3h du mat, un cafe dans les mains, tout ce qui a de plus normal... matinale au moins, pour une fois! Mais le timing est parfait pour l'autre continent : c'est le milieu de l'apres-midi a Montreal. J'attrape un commis du service a la clientele de la banque sans trop attendre : ouf! Ni une ni deux, je lui expliue la situation et il debloque mon acces aux banques et guichets malaisiens, processus qui s'etait effectue automatiquement dans mon compte (par mesure de securite... oui, ca depend du contexte et de quelle securite on parle bien sur... Je me serais mal vue coincee pendant une journee et demie a l'aeroport avec tous mes bagages sans pouvoir les laisser seuls deux minutes pour aller simplement aux toilettes parce que sans le sous malaisien en poche malheureusement... c'est la vie!). Alors j'etais contente! Et du coup, je croise la meme fille, elle bel et bien coincee dans cet aeroport. Elle s'assoie a ma table et s'excuse de s'etre emportee tout a l'heure, mais je la rassure que je la comprends tres bien vu la situation... Je lui tiens compagnie une heure ou deux pour la forme ( de toute facon, la nuit est presque passee), puis enfin, j'attrape le premier taxi qui se manifeste (bizarrement un monsieur a la bouille souriante qui m'emmene dans sa minivan...?! Ok... et me traine au lever du jour, l'air un peu fatigue pas trop bavard jusqu'a ma guesthouse a deux pas du quartier chinois de KL. Sur la route, il me telephone a l'aubergiste pour annoncer mon arrivee, puis me dit : "Hum... ou ca? Ah... Jalan Palau?... ("jalan" signifie "rue" en malais), dans la quartier chinois... ce n'est pas un vrai hotel n'est-ce pas? Un guesthouse c'est ca? Et vous voyagez seule comme ca...? Faites attention a vos bagages... Barrez la porte derriere vous, ne laissez rien de trop important dans votre chambre..." "Oui, oui, ... ne vous en faites pas..." Je tombe toujours sur des gens sympas et soucieux, mio qui m'en fous et cherchais constamment a etre seule et me demerder pour de bon, c'est pas si terrible quand meme tse...! S't'idee d'etre une fille... ca m'emmerde des fois, mais j'apprecie les gens bien intentionnes et desinvoltes, je sais pas si c'est moi, si j'ai de la chance ou si je fais tout simplement confiance aux bons cotes des personnes, mais j'en ai recontre pas mal sur ma route, heureuse d'etre bien tombee comme ca, pas de quoi lever un cahpeau mais quand meme, ca vous fait une belle experience en bonne compagnie au bouot du compte.
Alors voila, c'est fait cette fois, c'est vrai :
Après la poste, rentrée triomphale à l'heure du souper : "Mais t'étais passée où?!" Escalade et dévale a la hâte les marches des quatre étages qui séparent ma chambre commune temporaire du moment et le rez-de-chaussée, mes sacs en plus sur le dos (et ceux de mes pots qui sont gentiment montés avec moi pour m'aider). Des cartes et cadeaux de départ remis à la hâte (littéralement, tendant le sac : "Voilà, c'est pour vous... les noms de chacun sont écrits...!) à des gens que je connais trop et trop peu à la fois, mais que je n'oublierai pas de sitôt. Vite, vite, un taxi! Des adieux balancés par-dessus l'épaule: "...en passant... bye là!". Sortie à la course, yeux écarquillés, l'air d'une vraie folle en furie! Quand on dit que la première impression à laisser de soi-même est la plus importante, pour ma part, la dernière... mouais, bof... mémorable je dirais... ;)
Ma tête tourne et les pensées fusent dans le taxi qui déambule tranquillement dans les rues d'Hanoi à petits coups de pédales. J'observe sans les voir les autos et motos qui s'embouteillent à nos côtés par vagues de milles. Évidemment, il fallait que ce soit l'heure de pointe... c'est que j'avais tout prévu faut croire, à l'heure et bien calculé comme mon habitude le laisse si bien transparaître. Mon stress se détend peu à peu sur la banquette arrière : rien ne sert de courir (ou de stresser inutiement...), il faut partir à point (c'est ce qu'affirme Lafontaine en tout cas (ah ces auteurs!) ...personnellement, toujours à la dernière minute et à la course (moi qui me croyais plutôt comparable à la tortue avant, je suis peut-être plus près du lapin finalement...), trop inquiète de perdre une seule seconde d'attente à l'arrivée au contraire : mes pas qui s'accélèrent et finissent en course pour attraper le prochain wagon qui s'arrête, le temps qui file trop vite sous mes yeux au passage, la culpabilité qui me sert les tripes, mes poings qui se crispent un peu sur le poteau de bus ou de metro, le soulagement et l'empressement a l'exterieur quand les portes s'ouvrent a nouveau, enfin... mais j'arrive quand meme a destination, a chaque fois, un peu juste ou meme assez tard parfois je l'avoue!, mais toujours la ou je dois me trouver. Voilà mon quotidien!
Arrivee a l'aeroport, juste a temps... Paye le chauffeur (beaucoup trop cher bien sur, moi qui voulais economiser et prendre le bus...). Sors. Entre. Petit detail : je me rends compte... je n'ai pas imprime mon billet. Parcours le premier etage avec mes tonnes de bagages foutues dans un gros carosse ala recherche d'un cafe Internet pour au moins retrouver le pdf de mon billet sur mon portable, sans succes, descends au sous-sol a la recherche du cafe des illumines : le premier commis de cafe a qui je demande me dis, avec le sourire : ah non, pas ici! Vous devez vous rendre au 3e etage! :)" "Merci beaucoup!" Je me retourne... "Es-tu malade?! Pas tant de temps a perdre avec ca." "Demande a la serveuse d'un autre cafe un peu plus loin en face, elle me repond avec la grimace : "Oui, asseyez-vous". Je me commande un jus vite fais, pour dire... "Wifi? Mot de passe? Merci! ... Voila le total, au revoir." Remonte, l'air satisfaite : et voila le travail! Fais la file pour le 'check-in', les quelques minutes d'attente s'ecoulent telles des heures sous la pluie battante, interminables ; une fille en arriere de moi, l'ir sympatique, me demande de surveiller son sac pendant qu'elle va aux toilettes. Arrive mon tour au comptoir : c'est moins une! Eh ben non, comble de pepins sur la route du jour, on m'annonce... que j'ai trop de bagages, quelle surprise! Il me faut payer un surplus... comptant, au gars de Air Asia ui se trouve dans les bureaux au 4e etage de l'aeroport, tourne a droite, puis a gauche et encore a gauche, on ferme le comptoir, mais on te laisse 5 minutes : depeche-toi. Cours en haut, droite, merde c'est ou... couloir : ok, gauche, gauche. Et... le bureau est ferme a cle... personne dans les parages. ...!!! Redescends en bas, l'air de rien... regard dans le vide, un peu perdue... arrive au comptoir : ah ben au moins, la fille m'annonce, oui, le monsieur est descendu (ben tiens!), mais ne prend que comptant, il me faut aller au sous-sol retirer l'argent requis au guichet.... "Oui oui, attendez-moi, je reviens tout de suite avec les billets tant desires, ne bougez surtout pas!!" Accours en bas, fais des stepettes de courtoisie au monsieur de Air Asia au passage, guichet, reviens... crash le cash. "C'est bon, tout y est, vous pouvez passez maintenant." "J'ai le temps d'aller au toilettes vous croyez?" "Oui, 5 minutes, vous avez de la chance : l'avion a du retard." arrivee a bon port, paree pour le decollage tant attendu : "ding dang dong dung... attention, passagers du vol XYZ321 en direction de Kuala Lumpur, on vous annonce que l'embarquement sera retarde d'une demie-heure. Merci de votre comprehension." Mouaip... Ben ca tombe bien, je n'ai rien mange depuis midi, il est pres de 22h : soupe une soupe tonkinoise en vitesse au resto du coin de l'aeroport. C'est l'heure. Entree dans l'avion. La fille de la file de tout a l'heure est ma voisine de siege. Drole la vie... Elle est de New York, se nomme... je ne me souviens plus, dommage : joli, je n'avais jamais entendu ce nom avant. Elle ne s'arretera a KL que pour la nuit, en cours de route direction Myanmar de son cote, ou elle compte rester pour un trois semaine de bon temps et de decouvertes on l'espere, ensuite retour au pays... apres deux ans de voyage, ah ben quand meme. Elle a etudie dans le domaine international, pas etonnant, travaille un peu a l'etranger aussi. Le temps file et apres quatre heures d'envolee nocturne, atterrissage a KL, en Malaisie. Apres une longue marche nocturne dans l'aeroport (suivez les fleches et les gens devant vous...) je quitte ma compagne de vol et la laisse avec ses frustrations du moment : "Elle vient de s'apercevoir qu'elle n'a pas change sa monnaie vietnamienne (un bon montant!) et a entendu dire qu'il n'y aurait possiblement ni guichet ni bureau de change au Myanmar : je cherche un peu avec elle, en vain, c'est la nuit, les bureaux de change sont fermes dans l'aeroport de Malaisie... Rien a faire, elle attendra de voir et s'informer au petit matin et au pire, attendra le second vol. Je lui souhaite bonne chance et bon voyage, lui laisse un sac de noix et mes coordonnees en cas de besoin. Me dirige vers un guichet : il y en a cinq en ligne, de banques diverses : aucun ne fonctionne avec ma carte. Un chauffeur de taxi me voit et m'interpelle, bien sur : "Oui, mais je n'ai pas de comptant, je dois retirer...", "Je peux vous amener a une autre banque en ville, plus fiable" " Oui, mais et si, ca ne marchait pas?!" Pars a la recherche d'u autre guichet... sais-t-on jamais... je dois absolument retirer. En essaie deux ou trois autre : toujours rien. Eh merde, pars a la recherche d'un nouveau cafe Internet. Evidemment, le premier ne marche pas, le second non plus. Finis par en trouver un plus loin : ah! Communique avec ma banque : il est rendu plus de 3h du mat, un cafe dans les mains, tout ce qui a de plus normal... matinale au moins, pour une fois! Mais le timing est parfait pour l'autre continent : c'est le milieu de l'apres-midi a Montreal. J'attrape un commis du service a la clientele de la banque sans trop attendre : ouf! Ni une ni deux, je lui expliue la situation et il debloque mon acces aux banques et guichets malaisiens, processus qui s'etait effectue automatiquement dans mon compte (par mesure de securite... oui, ca depend du contexte et de quelle securite on parle bien sur... Je me serais mal vue coincee pendant une journee et demie a l'aeroport avec tous mes bagages sans pouvoir les laisser seuls deux minutes pour aller simplement aux toilettes parce que sans le sous malaisien en poche malheureusement... c'est la vie!). Alors j'etais contente! Et du coup, je croise la meme fille, elle bel et bien coincee dans cet aeroport. Elle s'assoie a ma table et s'excuse de s'etre emportee tout a l'heure, mais je la rassure que je la comprends tres bien vu la situation... Je lui tiens compagnie une heure ou deux pour la forme ( de toute facon, la nuit est presque passee), puis enfin, j'attrape le premier taxi qui se manifeste (bizarrement un monsieur a la bouille souriante qui m'emmene dans sa minivan...?! Ok... et me traine au lever du jour, l'air un peu fatigue pas trop bavard jusqu'a ma guesthouse a deux pas du quartier chinois de KL. Sur la route, il me telephone a l'aubergiste pour annoncer mon arrivee, puis me dit : "Hum... ou ca? Ah... Jalan Palau?... ("jalan" signifie "rue" en malais), dans la quartier chinois... ce n'est pas un vrai hotel n'est-ce pas? Un guesthouse c'est ca? Et vous voyagez seule comme ca...? Faites attention a vos bagages... Barrez la porte derriere vous, ne laissez rien de trop important dans votre chambre..." "Oui, oui, ... ne vous en faites pas..." Je tombe toujours sur des gens sympas et soucieux, mio qui m'en fous et cherchais constamment a etre seule et me demerder pour de bon, c'est pas si terrible quand meme tse...! S't'idee d'etre une fille... ca m'emmerde des fois, mais j'apprecie les gens bien intentionnes et desinvoltes, je sais pas si c'est moi, si j'ai de la chance ou si je fais tout simplement confiance aux bons cotes des personnes, mais j'en ai recontre pas mal sur ma route, heureuse d'etre bien tombee comme ca, pas de quoi lever un cahpeau mais quand meme, ca vous fait une belle experience en bonne compagnie au bouot du compte.
Alors voila, c'est fait cette fois, c'est vrai :
Adieux Vietnam, ses pho bo, ses gloires du matin et ses rouleaux de printemps - quoi qu'il y a pas mal de petits restos vietnamiens à Montréal finalement, j'en vois un peu partout à s't'heure, ça pulule (à mon grand bonheur!) dans tous les quartiers, même des petits plats à emporter dans les dépanneurs... pas ceux des chinois quand même. (ô.-)
Plus de chauffeurs de mototaxis qui vous harcellent à chaque coin de rue pour un lift en moto pas cher. Belle expérience pareil quand on y repense, moi qui n'avais jamais fait, ni même eu le moindre intérêt de faire de la moto avant mon arrivée en Asie : ouais bof, pourquoi pas... (comme on dit), je n'en aurai jamais eu tant l'occasion... tant que ce n'est pas moi qui conduit évidemment... prochaine étape peut-être... un jour on verra... hum mouais bof, me connaissant... not!
Plus de rues tellement denses, pactées et polluées - du jamais vu aux aux heures de pointe - qu'un masque à gaz est mode courante, allant du fleuri au carroté gris ou rouge et bleu, au goût du jour.
Plus d'élèves non plus... à mon grand désespoir, même après l'enfer des classes de 50 à 60 élèves qui ne vous écoutent pas à moins que vous criez ou ayez un micro en main à l'avant, et encore là... mais quand même, pour leur p'tites bettes qui vous saluent à votre passage chaque matin/après-midi, que ce soit par politesse, habitude ou admiration, pour l'illumination dans leurs yeux quand ils vous disent ou croient connaître la bonne réponse, la main levée ou déjà en train de la crier à toute la classe, pour toutes les petites blagues stupides qu'ils ont pu lancé durant les séances et qui, malgré la discipline nécessaire pour palier, rendent souvent l'atmosphère plus légère dans le cours, pour tous ceux qui dessinent plutôt que de faire l'exercice à compléter en classe et qui me font penser à moi quand j'étais à leur place et que je ne voyais pas la peine d'écouter bêtement ou participer si j'avais déjà compris le font de la question, pour tous ceux qui vous disent "oui" quand on leur demande s'ils ont compris, alors qu'ils ne peuvent répéter un traître mot de ce qu'ils ont "compris" et font semblant de ne pas exister lorsqu'on leur pose une question... en vrai, pour le simple plaisir du transfert des connaissances et de trouver tous les moyens possibles de rendre ça intéressant, pertinent et ludique à la fois pour eux, autant que possible, car on est tous allés à l'école, et on sait ce que c'est... et que, en tant qu'enseignants non formés en la matière, ce fut une véritable séance d'apprentissage en soi, "live", "sur le tas" (comme c n'est pas possible au Québec/Canada) qui fait réaliser plus concrètement la réalité vécue à temps plein par les vrais professeurs de profession, et pourquoi et comment ils peuvent développer des nerfs d'acier tout en gardant le coeur tendre et à l'ouvrage.... pour toute l'expérience enrichissante en laquelle cela consiste.
Merci à eux, merci aux soutien des profs sur place (Mme Xuan, toujours là, Ms Thuy, Mme Ha, Ms. Hao et Ms. Linh, adorables femmes de fer, de soie et de fleurs d'oranger, oui oui), merci à Thu, notre coordonnatrice, merci à VPV et son équipe pour leur support, le logis, la nourriture et le reste, merci à Horizon Cosmopolite et Stéphane Charette lui-même de m'avoir permis de vivre cette expérience unique et déroutante à l'étranger, si différente de celle à laquelle je m'attendais au départ, merci à Rémy de m'avoir endurée au travail et partout ailleurs pendant ces cinq mois, a son soutien et sa presence constante, attentif à la situation et vif d'esprit aussi chaque fois qu'il le fallait, et merci à tous les autres volontaires sur place aussi pour toutes les belles expériences vécues sur place ensemble aussi.
Ce fut un plaisir et ce le sera la prochaine fois si jamais l'expérience vient à se représenter, que ce soit là ou autre part, en Asie ou ailleurs ;)
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